Otez de ma vue ces couples libres que je saurais voir!

Publié le par Dorian Gay

Otez de ma vue ces couples libres que je saurais voir!

 

       

Les statistiques ne laissent pas de place à l’incertitude, 1 couple sur 5 « souffre » d’infidélité et il a également été ajouté à ce chiffre, celui de 67% qui serait la part d’infidélité masculine plus précisément. Si le mâle a la réputation d’être frivole, séducteur et volage, que dire alors des couples homosexuels masculins qui en sont par définition composés de deux machines à testostérone ?

 

      J’ai une opinion assez simpliste sur le sujet : chacun vit son couple comme il le souhaite ; Je n’oserais point tenter d’émettre quelconque opinion en la matière tellement je me suis retrouvé, grâce au panel riche et varié d’amis qui m’entourent, devant des dizaines de schémas différents.

        Ce panel étant composé à ces extrêmes, du couple portant aux éloges l’exclusivité éternelle, au couple libertin faisant culte au partage, l’orgie, l’ouverture à tous et à tout, je pense disposer du recul nécessaire pour être l’être le plus tolérant qui soit ; cette tolérance ne m’empêche néanmoins point d’avoir quelques opinions sur la question : je prône (pour l’instant) la fidélité absolue.

 

-          Tout d’abord, beaucoup arguent que la fidélité du cœur est indépendante de celle du corps. J’en conviens en partie : « la queue se gonfle plus vite que le cœur». Il est en effet tout à fait possible de dissocier le cœur de la verge et de virevolter ainsi de lit en lit, de corps en corps, sans mettre en péril  l’amour que l’on peut avoir pour celui a le privilège d’occuper le siège des sentiments. Mais cela justifie t’elle la nécessité d’en user ? Non je ne crois pas. Et cela principalement pour une raison : l’égoïsme flagrant de l’infidèle qui en rejaillit, l’instrumentalisation du corps de ceux qui passent sur son chemin, qui ne deviennent que chair, et qui n’ont pour vocation que de combler (de façon aussi sympathique et consentie soit elle) un besoin charnel.

 

       On pourrait m’opposer le fait que ces frivolités peuvent être consenties et chacun des protagonistes peut en tirer parfaite satisfaction, mais je reste perplexe vis-à-vis de la situation du tiers au couple, celui-là qui sait d’emblée qu’il n’y aura pas d’horizon plus lointain qu’une tête de lit et qu’il sera à jamais un fantôme, un plan B, une soupape passagère,  une roue de secours au couple.

Là encore, on pourrait m’opposer que beaucoup de couples libres arrivent à trouver un équilibre sain avec leur amant commun ou leurs amants respectifs, voire même à former des « trouples ». Cependant, le sage garçon, surement encore un peu naïf et ayant les pieds ancrés dans la ‘’vieille école’’ que je suis, reste inflexible : l’amant est toujours celui qui ne tire pas son épingle du jeu, alors que l’un ou l’autre amant s’accordent le luxe de prendre le meilleur pour le cœur d’un côté et leur meilleur pour leur corps de l’autre.

 

      J’ai surement regardé trop de fois en boucle, ‘’Embrassez qui vous voudrez’’, ‘’Closer : entre adultes consentants’’, ‘’Happy Few’’, ‘’Match Point’’, ‘’In the mood for love’’ et autres navets cinématographiques mais j’en garde la réalité selon laquelle toutes ces relations non bipartites finissent mal pour celui qui prête son corps : attachement et sentiments qui apparaissent de façon imprévue, dévalorisation, jalousie sournoise, déchirements et autres joyeusetés.

 

-          La seconde acception de mon point de vue réside en ce que j’estime qu’un couple libre n’en est vraiment plus/pas un. Je parais surement dur, mais je crois que lorsqu’un couple envisage de « s’ouvrir » c’est qu’il y’a un problème Houston, et je ne peux m’empêcher d’imaginer un bateau dont la coque est trouée et sur lequel l’équipage s’évertue à colmater les brèches en y enfonçant de la mousse, une sorte de mirage qui ne peut jamais durer éternellement et qui inconsciemment vient camoufler des problématiques plus profondes : amour dilué au fil des années, absence de désir physique, frustration sexuelle, convenances sociales, etc.

 

      Souvent en couple depuis un relatif long moment, mes quelques amis qui recourent à cette organisation, et qui paraissent s’en complaire me laissent parfois dubitatif. Je n’arrive pas à saisir l’intérêt de ce schéma alors que la logique simpliste (et peut être candide) voudrait, lorsque le lien du couple s’édulcore au point de ne refléter que l’image de colocataires ou de très bons amis, que la relation s’estompe et que, ce que j’appelle un gâchis, soit limité.

 

        C’est ainsi que j’estime qu’un éternel célibataire même trop frivole vaut mieux et vit mieux qu’un couple qui se complait dans de telles illusions.

 

        Cela ne m’empêche pas de recevoir les arguments que l’on renvoie à mes propositions peut être un peu trop radicales : « oui mais ça fait quand même 15 ans que l’on vit ensemble, les sentiments ne sont plus les mêmes mais je ne me vois pas tout effacer pour vivre pleinement mes fantasmes : on a investi ensemble, construit quelque chose de commun, nos familles et amis se connaissent, non je ne peux pas renoncer à tout ceci. Mes quelques amants me permettent d’exulter et cette organisation me convient pour l’instant. Par ailleurs je ne suis plus tout jeune : certains de mes amants peuvent me faire fondre mais je ne peux pas me risquer d’abandonner ma sécurité pour de nouvelles aventures ».

 

      Je comprends… je comprends… mais bon quand même, avouons que cela reste une solution d’extrême facilité…

 

-          Le troisième point que je souhaiterais développer vient nuancer ce que j’ai développé plus haut. En effet, j’estime qu’une fois que, malgré toutes choses, lorsqu’un couple s’ancre et assume un choix de non-exclusivité, les modalités de cette liberté sont alors très importantes. Entre ceux qui cultivent les principes de sincérité et franchise et qui ne gardent aucun secret de la chose, et qui prennent même parfois plaisir à en parler, et ceux qui optent pour le tût absolu, il faut savoir trouver de façon consensuelle, le meilleur équilibre. D’autres petits détails doivent aussi être préalablement discutés et négociés : lieu, fréquence, moment, place accordée aux amants,  etc

 

-          Enfin, pic de mégalomanie, parlons de moi, car je crois avoir, de mon expérience personnelle, quelque matière sur le sujet. J’ai en effet été, à de nombreuses fois, sollicité par des garçons déjà en couple, et diacre, oh oui malédiction, tous ces garçons étaient toujours exquis au point où je me sentais prédestiné à occuper le rôle d’éternel amant de charmants garçons. Nonobstant la frustration de savoir et d’accepter dès le départ, que ces rencontres n’iront pas plus loin que quelques coïts ponctuels, je peux témoigner, qu’à terme, la confiance en soi en prend une gifle, la solitude, une fois le préservatif usé et que votre amant vous laisse pour son bien-aimé, se creuse inlassablement et l’on caresse inconsciemment un autre horizon.

 

-          Je me souviens encore de ce garçon, châtain, des yeux en amande malicieux, un sourire pétillant se dessinant constamment sur son menton arborant une barbe mal rasée châtain-rousse, que je rencontrais autour d’un café et avec lequel je me sentais déjà si bien. Il avait tout presque pour être parfait à mes yeux…. presque, car l’alliance imaginaire qu’il avait autour de l’annulaire en était le seul défaut. Pourtant, en connaissance de cause, j’ai cédé…

 

Les semaines qui suivirent furent enivrantes, extasiantes, jouissives, et comme toute drogue il devenait addictif et ce qui était jadis inconscient se dessina progressivement : je le voulais, pour moi, seul.

 

La réalité de la place qui m’était accordée n’était plus très loin… et il ne me restait alors que petits mouchoirs et corps anonymes pour noyer ce chagrin.

 

Et il y’a aussi ce garçon en couple rencontré récemment, grand, brun aussi, au sourire à faire pâlir des anges et à l’esprit d’une finesse délicieuse, qui pense à moi, auquel je pense et qui n’est pas loin de me faire perdre toute objectivité et tout recul : car oui, toutes ces choses que je vous ai dit, je me les dis, et ce ne sont que des tentatives maladroites d’auto-conviction …

 

Mais non, non, je veux être aimé seul, je veux avoir le privilège égoïste d’être celui qui prépare le dîner et attend son compagnon rentrant du travail, celui qui a un statut. Je veux, pour une fois encore, goûter aux joies de celui qui occupe le siège des sentiments, cet endroit si chaud et si réconfortant que l’on appelle le cœur….

 

 

 

 

 

 

 

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outlookemailsetup.com 27/11/2013 08:42

I really join with your concepts in here. Without love there is no marriage. Surly we get good tips and more opinions from you post. Every animal falls in love it’s a natural law to follow. Thanks for sharing such advice for choosing a good path.

find 26/11/2013 11:01

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