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Le fouetteur et le fouetté: loi de Talion

Publié le par Dorian Gay

 

Lorsque je regarde à posteriori ma vie sentimentale, je me rends compte, non sans défaitisme qu’elle a été teintée de regrets. Regrets qui s’inscrivent dans un constat : je suis un sadomasochiste (involontaire) de l’amour.

Effacez de vos esprits coquins toute référence directe à la pratique sexuelle (à laquelle il m’arrive de reconnaitre quelques vertus) ; Lorsque je décide de faire le parallèle c’est sur le plan de la séduction, de la drague, des rencontres.

 

Le fouetteur et le fouetté: loi de Talion

 

Sadique pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, bien que jeune célibataire relativement bien entouré, je me suis rendu compte que je me suis retrouvé, au fil des rencontres, plusieurs fois face à de charmants garçons, qui en tout point, pouvaient me combler, mais à vis-à-vis de qui je suis resté fermé car « c’était trop beau, trop facile ».

J’ai en effet toujours pensé que l’amour était une sorte de lego ou de meuble IKEA en kit si vous préférez ; et que la bien curieuse vie nous mettait de temps en temps devant un kit ou un tas de LEGOS différents et nous mettait au défi de l’assembler comme des grands et qu’on devait au final se contenter, en fin de montage, d’un meuble bancal (car il manque toujours une pièce dans les meubles IKEA) ou d’une construction LEGO difforme.

 

Bref, qu’en matière d’amour, rien n’était livré plié, emballé avec un joli papier cadeau et un sublime nœud en satin surplombant l’ensemble. Ou du moins je l’ai toujours pensé…

 

Ces croyances irrépressibles m’ont ainsi, de façon plus ou moins inconsciente bien sûr, poussé à me refermer comme une huître dès que je me retrouvais devant un kit IKEA COM-PLET, un spécimen qui satisfaisait tous les critères de ma checklist du parfait gendre à maman.

Je me souviens de ce jeune (et magnifique) brun méditerranéen ténébreux, Franco – Italien de 26 ans qui habitait Tours, rencontré à l’angle d’un chat il y’a maintenant un an, et avec lequel j’ai correspondu pendant deux bonnes semaines avant qu’il m’enjoigne à passer le weekend avec lui, chez lui. Fabuleuse idée. Physiquement il était un hybride entre Enrique Iglesias et  Matt Bomer. Sainte Marie qu’il était bien foutu. Il entretenait savamment sa barbe de 3 jours qui lui donnait un air viril à se damner. Cerise sur le gâteau : la nature, dans un grand moment d’ironie (ou d’égarement) n’avait pas oublié de bénir ce qui pendait entre ses jambes ;

 Moins superficiellement, il était humour même et sa culture était impressionnante. On virevoltait donc alternativement entre chair et intellect, câlins passionnels et passionnés dont le souvenir me fait encore frissonner, à de passionnants débats sur l’instrumentalisation des médias dans la mouvance de la mondialisation ; entre shopping chez Ralph Lauren et visites d’Eglises. Il était présent, attentionné, réconfortant, sensible, vrai. Ma mère (à qui il faut reconnaitre une belle intuition et beaucoup de goût), que j’avais à tort cru en Weekend SPA et Détente à la Roche Posay, l’avait croisé très rapidement, alors que je l’avais invité à bruncher dans le jardin de la maison, un dimanche. Elle l’avait trouvé exquis malgré la furtivité de son passage et n’a pas tari d’éloges à son égard pendant les semaines qui ont suivi.

 

Et pourtant... et pourtant… je n’ai pas su le retenir, je n’ai pas su me lâcher, je n’ai pas su me dévoiler, agrippant de toutes mes forces la carapace en acier forgé qui me recouvrait. Ainsi, après son voyage - loisir à New York de deux semaines en fin d’année, pendant lequel j’avais été tenu quasi – quotidiennement de ses péripéties Big –Appliennes, j’ai insidieusement et progressivement disparu, comme j’étais venu dans sa vie, aussi facilement que le « salut » d’un chat …

Je me faisais rare, fantomatique, répondant de moins à moins à ses sollicitations, à ses messages, à ses pensées, jusqu’ à ce qu’il y’en ai plus un seul.

 

Le fouetteur et le fouetté: loi de Talion

 

Je me souviens aussi de cette autre perle rare, ce non moins sublime grand blond aux yeux bleus, de 24 ans au physique quasi – Aryien, beau à enchaîner des nuits blanches, gentil à souhait, et qui (aussi), remplissait tous les critères de ma checklist utopique. L’on avait passé des nuits exquises, des journées jouissives, une relation idyllique se profilait… avant que l’huitre se referme subitement et que le même scénario de relâchement se reproduise, entrainant chez lui SMS désespérés et désespérants, larmes au téléphone et lettres teintées d’incompréhension : « that was too easy ».

Hier, la propriété vide, malade, grippé comme un chien au fond de mon lit King Size, la voix mélancolique de Jarrousky émise par ma sono résonnant sur les murs, ayant comme seul compagnon Nougat, mon nounours bigleux, la question de savoir quel avait été le problème, m’a hanté.

La réponse grave, presque fataliste, se dessina progressivement : je suis un sadique sentimental, ou du moins je présente tous les symptômes de ce mal. Je n’arrive pas à être moi, à me lancer vulnérablement dans un début de relation, lorsque tout va trop bien, tout est trop parfait. J’ai l’impression, surement fausse et névrosante, que c’est un peu comme un trench coat Burberry Made In China – beau à l’extérieur mais non dépourvu de défauts d’imperfection cachés ; ou alors que c’est une énième réminiscence du manque de confiance qui me ronge (et que très peu de gens perçoivent) et qui me fait douter du véritable attrait de ces «mecs – édition limitée » pour moi.

C’est aussi peut être le fait qu’à force d’entendre « le beau et le bon ne se mélangent pas dans un même corps et inversement» que j’ai été amené à rejeter toutes les ‘’erreurs de fabrication’’, préférant des moins beaux mais bons, ou des moins bons mais beaux. En gros, toujours amené à choisir entre le « moche adorable et cultivé » et le « sublime mais con comme un poireau ». A vrai dire je ne sais pas, je ne sais plus…

Le fouetteur et le fouetté: loi de Talion

L’autre versant de mon mal, car, oui, ce mal est autoreverse, c' est le masochisme qui prend deux tournures tout aussi vicieuses. La première, corollaire caché du sadisme et du manque de confiance en soi, est ne pas ne considérer méritant des grâces et de l’ironie de la vie et fuir comme la peste ses bénédictions. La seconde tournure, relativement plus importante est cette attirance, parfois malsaine pour les garçons qui n’ont guère que faire de moi. Et là les exemples foisonnent par ci et par là, ces mecs entretenant le culte l’indifférence à mon égard, le désintérêt parfois maquillé. Bref ces garçons souvent quelconques, mais rebelles à mes charmes… comme si l’échec n’était pas, à mes yeux, une option envisageable. Obsédants, ils ont été ; Blessé (volontaire et conscient) par ces amours impossibles j’ai été.

« Cours moi, je te fuis – Fuis moi, je te cours »

Je ne me comprends pas, je ne me comprends plus à vrai dire…

Pourquoi cet attrait pour la difficulté ? Pour les complications ? Pour les challenges ? Alors même que la vie, comble de l’ironie, vous offre parfois tout sur un plateau d’argent Christofle ? Pourquoi j’aime tant cette pièce qui fait défaut quand je monte un meuble IKEA ? Pourquoi je ne peux pas me résoudre à faire appel à un menuisier et siroter pendant ce temps un Americano ?

Les moins empathiques d’entre vous me diront surement que je n’ai là que la monnaie de ma pièce et que je la mérite. Ceux qui me prennent en pitié (dont je ne veux pas) diront qu’il s’agit là d’une histoire de Karma et d’application divine de la loi du Talion, comme Blair Waldorf qui disait (OUI, je dis non aux clivages des sources de culture ! je peux aussi bien citer Neruda que Sailormoon) : « Karma’s only a bitch if you are ». Well, I guess I was…

 

Je sors fumer ma clope mensuelle bien que malade, et maudire sur 7 générations celui qui m’a refilé sa grippe.

 

Il faut que j’arrête Jarrousky, les cantates déteignent sur moi…

A bientôt

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On arrête pas le progrès...

Publié le par Dorian Gay

On arrête pas le progrès...

Après Twitter (https://twitter.com/DoriannGay), me voici maintenant sur Facebook ! Et puisque vous m'aimez tant chers lecteurs, je ne doute pas que vous likerez la page et installerez ainsi un lien plus intéractif entre nous (et accessoirement m'éviterez de me ruiner en publicité Facebook, je dis ca, je ne dis rien... ), et si vous estimez que mes modestes et maladroits posts peuvent intéresser autout de vous, et bien faites tourner! :) J'ai assez d'amour, d'humour et de verve pour tous!

Plus sérieusement, oui ce blog est avant tout un sorte de journal intime sur lequel je poste de façon assez régulière, des réflexions personnelles, mais ce n'est pas pour autant que j'ai envie que cela reste un travail à voix unique. Bien au contraire, j'aimerais au possible intéragir avec vous et j'espère que ces outils nous aideront!

 

Baci Baci

Publié dans Fourre - Tout

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Je suis un multidater mais je me soigne

Publié le par Dorian Gay

Je suis un multidater mais je me soigne

 

Savez-vous ce que c’est que le multidating ? Conception Américaine du couple moderne et aujourd’hui bien répandue, elle consiste à flirter avec plusieurs partenaires en même temps.

Ah ces Zamériquns – toujours si IT ! Ainsi, pour ces derniers, il est tout à fait normal, tant que l’on n’a pas dit que la relation était exclusive, que l’on rencontre (et couche, lorsque l’opportunité se présente,  avec plusieurs personnes).

Lorsque je suis tombé sur cet article traitant du phénomène, paru dans Glamour (oui j’ai des lectures passionnantes), l’été dernier entre deux trains, la vérité « punched me in ze face » : j’étais un multidater.

En effet, par souci surement d’efficacité et de roulement, j’ai toujours été le type de célibataire qui ne se consacre pas qu’à un seul amant, espérant que la relation mue et devienne exclusive, mais plutôt celui qui rencontre des mecs à la chaîne, sans pour autant que cela soit sexuel.

Pourquoi ? Après m’être longuement posé la question, la réponse la plus évidente que j’ai pu déterrer tient en un seul mot : peur.

Oui, oui, chers lecteurs, peur de perdre mon temps, perdre de passer à côté de belles rencontres, peur de la déception, peur du risque de s’investir pour rien, peur de se mettre à nu, peur de devoir recommencer après chaque déconfiture…

Je suis jeune me direz-vous, « perdre » son temps dans des relations qui s’avèrent passagères et stériles ne devraient pas m’effrayer car je suis sensé avoir la vie devant moi. Oui mais … NON, je ne peux pas me résoudre à courir qu’un seul lièvre à la fois. Soyons cartésiens : ce n’est qu’une question mathématique de probabilités, « plus on rencontre, plus accrues se révèlent les chances de tomber sur des perles rares ».

 

En outre, cela présente d’autres avantage d’avoir plusieurs fois à la fois : on n’attend pas avec anxiété que le mec appelle ou réponde car on a autre chose à faire ! (pour l’anxieux et l’impatient que je suis c’est salvateur !), on est noyé sous les sms et les preuves d’affection cela est flatteur, on enchaîne les sorties culturelles et les activités. On peut avoir un amant drôle, un autre qui embrasse bien et qui a tous les atouts du bobo cinéphile ultracultivé, un troisième qui est si beau qu’on l’exhibe partout comme un IT bag. Bref, on peut arriver à obtenir un patchwork quasi idyllique tout en mettant ces amants sur le banc d’essai : trier, tester, fructifier et ne garder que le meilleur.

C’est une solution surement opportuniste et qui se veut surement « trop facile », mais j’assume totalement. Après avoir essuyé pendant deux ans, moult râteaux et déceptions car croyant naïvement au principe de l’exclusivité dès les prémices d’une relation, et qui m’ont laissé quelques cicatrices encore lancinantes, je ne pouvais me résoudre à continuer à vivre dans ma bulle AméliePoulain-Bambienne, car oui, avouez, tout le monde le fait ! Combien de mecs retrouvais – je sur les chats dès le lendemain d’un romantique rendez- vous, balbutiant quelques justifications maladroites pour tenter d’y expliquer leur présence ?

« trop de choix… trop de choix… tue le choix » et je crois que c’est symptomatique des grandes villes en général. Tels des papillons, on virevolte d’une fleur à une autre et on s’attarde sur celles dont le nectar est plus sucré. L’inconvénient est qu’à force, viennent l’overdose de rencontres qui rendent de plus en plus exigeants et imperméables (au mieux), ou l’illusion (au pire) de vivre pleinement et intelligemment une vie sentimentale épanouie et riche. J’ai donc, j’estime, assez de recul pour me rendre compte que mon jeu n’est pas voué à s’éterniser. Viens donc, oh viens donc homme de ma vie, pour briser ce cycle infernal.

 

Et pour vous satisfaire, bande de tits curieux, faisons état de mes daters du moment ; Liste non exhaustive et métamorphe, s’allégeant ou s’alourdissant au fil du jeu du temps et des affinités :

-          Toto : Brun, la trentaine, BCBG, Journaliste notoire sur une chaîne publique, ancien d’HEC comme moi. Il est exquis : un regard apaisant, une culture gargantuesque, des signes d’attention si touchants (comme ce jour de la semaine passée où, en relevant mon courrier, surprise : petit mot de sa part écrit à la main et accompagné d’un DVD dont nous avions discuté). Je suis Monroe et il est JFK. J’aime nos échanges quotidiens, j’aime quand il m’écrit à 3h du matin pour me parler de mondanités et m’embrasser, ses yeux, j’aime quand il me vouvoie et qu’il m’appelle ‘’son beau’’, son parfum, son humour, son égo… mais j’aime tellement moins son manque d’initiatives, son mec avec lequel il est depuis deux ans mais qu’il dit ne pas/plus aimer…

-          Eole : Châtain, la trentaine, Magistrat. J’aime sa voix douce, rassurante, quasi paternelle, son côté candide et innocent, ses attentions, j’aime ses longs textos, j’aime nos weekends culturels au théâtre, à écumer les expositions et galeries d’art de Paris, à parler littérature et opéra, j’aime sa bouche, son sourire, sa grande sensibilité.

-          Giant : Brun, Geek, Ingénieur. J’aime sa voix masculine, rauque et lourde, j’aime sa (très grande) taille, j’aime ses mains douces, sa timidité, nos passions communes comme la photo et les voyages, j’aime sa sensualité et ses mystères… J’aime moins ses silences et ces jours où sa timidité nous joue de vilains tours

-          Neal : Châtain, atypique, Doctorant en Philosophie. J’aime son accent chaud du Sud, sa carapace, son humour, ses yeux bleus ciels, son regard félin, nos nuits, ses cuisses, les croissants du petit déjeuner. J’aime moins quand il m’oublie et qu’il réapparait, et qu’il m’oublie et réapparait, et m’oublie…

-          Delicioso : Physiquement, mon préféré : grand, brun, Argentin, yeux lagons, parfait dandy des temps modernes, arborant cravates Hermès et vestes Armani à chaque rencontre. Journaliste notoire lui aussi sur une grande chaîne publique (je les attire tous ou quoi ?) J’aime quand il me fait rire et fait le pitre, j’aime quand il laisse émerger le grand sensible et fragile qu’il est derrière sa carrure et son charisme, j’aime quand il s’attache de plus en plus à moi et use de stratagèmes divers pour me revoir, j’aime son élégance et son intelligence, j’aime son côté latin, son sourire, son corps, ses baisers, ses coups de reins…

-          Barth : Le plus âgé, brun, Chef d’Entreprise, il me laisse une saveur mi sucrée, mi salée. Brillant, vif, vrai, nous nous étions rencontrés pendant l’été 2012 à St Barth où il y a une (magnifique) maison d’été, avant de nous revoir sur Paris et écumer tout ce que Paris fait comme restaurants, soirées mondaines, et musées. Nous fûmes compagnons d’heure de thé au Palais de Tokyo, au Montalembert, au Bar du Raphael. Nous essuyons actuellement un petit relâchement depuis deux semaines car on s’est faits peur… peur, en ce qui me concerne de le voir s’attacher si fort, si vite… peur pour lui de me faire peur…

-          Den : un nounours d’une gentillesse touchante et aux yeux hypnotisants. Rencontré initialement il y’a quelques mois pour ce qui ne devait rester qu’un plan cul, qui ne put être concrétisé pour des raisons de « rigidité », Den s’attacha à moi et je l’ai laissé faire. Pourquoi alors que je n’éprouvais pas spécialement d’attirance ? sadisme ? masochisme ? Je n’en aucune idée. Avec le recul, je ne regrette pas de ne pas avoir coupé court : savoir quelqu’un prêt à tout pour vous, le voir jour après jour s’attacher inexorablement à vous, vous savoir objet de pensées et de désirs, c’est bon pour l’égo et pour mes crises de manque d’affection. Oui c’est certainement déguelasse et égoïste de ma part, mais je n’ai jamais dit que j’étais un saint, loin de là.

 

Je vous tiendrais ponctuellement au courant de l’évolution de ces différents ‘’dossiers’’ chers lecteurs. En attendant faites vos paris ! ;)

 

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Pépites GRINDR (première fournée)

Publié le par Dorian Gay

Cela doit bien faire deux ans que je suis sur l'app de rencontres avec géolocalisation que l'on ne présente plus, tellement elle est noitoire: Grindr. J'avoue, j'en suis un peu addict et elle constitue un des premiers reflexes auquels je cède dès le premier signe d'ennui, dans le métro, les commerces, au bureau, dans la rue. Et cela est une des raisons pour lesquelles je deviens morose dès qe je n'ai plus de 3G et tréplle d'impatience d'avoir la 4G accessible everywhere. Ce qui m'attire sur Grindr c'est le culte de la curiosité malsaine, le désir de voir quel congénère traine autour "Fred de la compta fait bien pédé,il devrait y trainer. vérifions"; " ah tiens il y'a aussi ce voisin du 4ème au look soigné et métro, je suis certain qu'il ne suce pas des glaçons" et j'en passe. Et cette curiosité est souvent recompensée par des étonnantes découvertes qui frôlent parfois le choc: si on m'avait dit que mon austère (mais bien charmant) conseiller bancaire, brun ténébreux, marié, bon père de famille, exhiberait son torse velu et annoncerait sans filtre, ses prétendues mensurations généreuses et sa quête de minet passif et soumis ultrajeune, je lui aurais laissé dès le début, ouvrir autre chose que mon compte bancaire...

En outre, en deux ans, vu la composition très écclectique Grinderienne, on y voit de tout et le but de ce post justement, est de partager avec vous quelques perles que j'ai accumulé au fil de mes diverses conversations.

AVE MOI: Non, ce n'était pas un bug... Aaaah moment intense de fierté.

Pépites GRINDR (première fournée)

AVE MOI (bis): Oublier son app en veille avant de se coucher et se réveiller avec "quelques" sollicitations, c'est le meilleur café (du moins pour l'égo)

Pépites GRINDR (première fournée)

J'ai toujours dit que les Russes avaient le don pour mêler finesse et dépravation... On ne m'avait jamais essayé de me mettre dans un lit avec autant d'entrain et de spontaneité.. Moi je dis bravo

Pépites GRINDR (première fournée)

Ca fait justement deux ans que j'attends qu'on me séduise ducon, JUSTEMENT vas y! L'ironie de la vie.... Vous noterez la réponse typique du mec blasé...

Pépites GRINDR (première fournée)

Quand on reçoit des messages appuyés de ce type de profil, on se dit qu'il est temps de faire un grindr-break et de devenir bénévole à l'Assos Contre les Dangers du Bronzage Excessif , ou au choix, pour la Promotion de la Peine de Mort pour abus de look à la con.

Pépites GRINDR (première fournée)

Quand tu rencontres un harceleur, qui ne se rend juste pas compte que ca fait 6 jours qu'il parle tout seul...

Pépites GRINDR (première fournée)

Quand tu as la bonne surprise, que Grindr te désaime en retour et te banisse après avoir mis une photo de profil où je "look minor, under 18 years old (les joies de la vie de minet...). Une bataille de mails plus tard, je retrouvais mon troisième poumon.. Touche pas à mon Grindr!!

Pépites GRINDR (première fournée)
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Etre gay à HEC Paris (et ailleurs...)

Publié le par Dorian Gay

Etre gay à HEC Paris (et ailleurs...)

 

Qui à HEC, on est open-minded"euh", on est si avant-gardistes, si 2017; Bref l'homosexualité c'est trop IN mec ---> FAUX!

Etre Gay dans une prestigieuse Ecole de Commerce n'induit pas être entouré d'homophiles inveretés, ou du moins de personnes informés en la matière. Je ne vais pas vous exposer en détail la vie - type d'un jeune  gay sur les bancs d'HEC car j'écrirais un article spécifique sur le milieu gay "caviar", il s'agit juste là de montrer et partager quelques questions entendues ça et là chez mes amis d'école de commerce, parmi mes camarades du Barreau, ou au cours d'une soirée arrosée et que vous avez surement tous déjà entendus au moins une fois.

 

  1. "Ah ? Et... ça fait mal ?"
  2. "Moi ? les hmmchékchuels, j'ai rien contre… Ce sont des gens heu... tout à fait respectables. Ca ne me gêne pas du tout que heu.. tu vois ? Je  connais même un ami qui a rencontré une lesbienne une fois tu vois !!"
  3. "Mais il faut que tu guérisses !? C'est pas naturel ça !!"
  4. "Mais mon ami commmmment pouvez-vouuus chupporter le regâârd des ôôtres ?" (à lire avec un accent très Hôtel Privé du 16ème)
  5. "Et alors, qui c'est qui qui fait la femme enfin je veux dire bon… la vaisselle quoi."
  6. "Alors dis, lui, là-bas avec les cheveux courts, il serait pas un peu pédé ? Non ? Hein ?"
  7. "Et comment pouvez-vous être heureux si vous n'avez pas d'enfants ? Quel sens donnez-vous à votre couple ?"
  8. "HÉHO chuis pas pédé moi !" (Là, tu as fait une tape amicale sur l'épaule de ton 'ami'). (ceux qui disent à tout vent cette formule sont souvent de gros cochons cachés)
  9. "Et à tes parents, tu leur as avoué ?"
  10. "Ah quel enculé celui-là... heu… pardon, connard je voulais dire..."
  11. "Il paraît que c'est à force de voir des homosexuels à la télé qu'on finit par le devenir. C'est vrai ça ?"
  12. "Tu dois trooooow aimer la mode toi. Hein?" (cette formule est généralement employée par une blonde qui se cherche un meilleur ami gay de compagnie --> FUIS)
  13. "Le meilleur ami de l'oncle de l'arrière grand - père du neveu de ma belle -soeur est gay, vous devriez trop vous rencontrer! Je suis sur que vous vous entendrez bien!"
  14. "C'est fouuu comme tu ressembles à une fille. Cool!" (dixit la même blonde du 12. Continues à fuir)
  15. "Quand tu étais jeune, ton père était souvent absent n'est ce pas?"
  16. "Oh! vous savez faire la fête vous les homos! alléééééé steuplééééé je veux venir en boite avec tes potes!" (dixit toujours cette satanée blonde)
  17. "T'aurais du faire décorateur d'intérieur ou designer plutôt! je te verrais bien"
  18. "Oh putain! tsss tous les plus beaux mecs sont gays. On a le sum, nous les filles"

On en passe et des pires. Si tu n'arrives toujours pas à t'intégrer parmi ces gens-là, il faudra peut-être rompre, à défaut de pouvoir se faire comprendre...

 

 Sinon, pour rester dans la bonne humeur, et si tu parles aussi bien anglais que tu sais t’intégrer parmi les filles, tu peux regarder ça 

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Es- tu politiquement homo-correct?

Publié le par Dorian Gay

Es- tu politiquement homo-correct?

 

Es-tu politiquement homo-correct ?

Voici, chers lecteurs, une série de phrases homo-normatives que vous pouvez employer si vraiment vous êtes terrifiés de pouvoir passer pour homophobe auprès de vos amis. Oui, oui, je suis au Chardonnay ce soir, et je suis inspiré (et légèrement bouwwé.. bourré pardon...). 

  • Je ne dis pas "Normal", mais "Normatif".
  • Je ne dis pas "Efféminé", mais "Féminin".
  • Je ne dis pas "trans", mais "transgenre" ou "transexuel", selon. Nuance.
  • Je ne dis pas "Pédé" ni "Goudou", mais "Personne à orientation sexuelle différente" mais c'est plus long.
  • Je ne dis pas "Levier de commande par le pied" mais "Pédale", car je ne refoule pas l'homosexuel qui est en moi.
  • Je ne dis pas "hmmffxfuel" mais "homosexuel".
  • Je ne dis pas "Ca, c'est pas une bagnole de pédé", si j'ignore l'orientation sexuelle de mon interlocuteur-trice, celle de son entourage, ainsi que la marque de sa voiture. Je ne dis rien, car cette expression ne veut rien dire et c'est plus simple ainsi.
  • Je n'écris pas "Madame le Ministre" mais "Madame la Ministre". Mais j'écris rarement à des ministres.
  • Je n'écris pas "Celles et ceux", mais "ceux-lles", ce qui est illisible et à la mode dans le militantisme gay de gauche. (Oui, des gays de droite, ça existe !)
  • Je ne fais plus de blagues sur les pédés, sauf à des pédés.
  • Je ne fais plus de blagues "Monsieur et Madame ont un fils", mais "Monsieur et Monsieur ont un fils", mais le public rigole moins.
  • Je ne traîte pas mes amis garçons de "pauvres filles perdues", sauf si je traite les filles de "gros cons de beauf".

 

Vous êtes maintenant de parfaits petits homo-corrects!

 

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With a little help of my friends (Times are changing)

Publié le par Dorian Gay

With a little help of my friends (Times are changing)

 

Pour parler franco : je veux me marier à terme. Oui c’est kitsch, vieux jeu et surement un peu fleur bleue, mais j’assume : je veux porter mon plus beau smoking noir, ma plus belle de chaussures italiennes, mon plus beau nœud papillon et dire oui à mon hypothétique fiancé devant le maire. Oui je veux qu’on me jette du riz à la gueule, je veux couper une pièce montée devant les applaudissements de mes proches, je veux ouvrir la danse, je veux aller en voyage de noces, je veux recevoir plein de cartes de vœux bucoliques, je veux avoir un golden retriever que nous appellerions Fahrenheit et posséder une belle maison de banlieue chic (avec jardin svp). Bref vous m’aurez compris.

 

Ces envies claires ne m’ont pourtant jamais fait prendre position claire, encore moins militer en ces temps politiques marqués par la question du mariage pour tous. J’attendais patiemment que cela se fasse tout seul (solution facile me direz-vous… mais bon on se refait pas).

 

J’étais à St Barth lors du le manifestation pro mariage du 16 décembre dernier, dégustant mojitos et larvant au soleil (non ce n’est pas une excuse chicos – mais ce voyage m’a permis encore une fois d’échapper sournoisement à mon devoir de jeune homosexuel touché directement par la cause).

 

Je ne pensais pas non plus assister à celle du 27 par pure flemme : ayant privilégié depuis ma tendre jeunesse le chic au confort, je ne me voyais pas mettre des tennis à la place de mes habituelles chaussures (de torture) italiennes afin de rendre le périple plus supportable, ni me mélanger à la foule (quelques réminiscences d’agoraphobie), et surtout assister à ce que j’imaginais comme un spectacle caricatural et fantasque.

La veille au soir, alors que je trainais sur Facebook, vint me parler un ami militant de la première heure afin de me demander quel « était mon programme pour la marche de demain ». Je n’en avais bien sûr aucun et prévoyais plutôt de passer une matinée coquine avec un magnifique grand touriste Allemand avec lequel je conversais déjà depuis quelques temps. Ce dernier, victime d’un contretemps de dernière minute, ne put tenir ses obligations sexuelles et je me retrouvais sans plan, et devant trouver un plan B (fin jeu de mots).

 

Sur un coup de tête : gants enfilés, plus beau trench porté, parapluie sous le bras, je me dirigeais vers Denfert Rochereau, lieu de rassemblement des manifestants.

Dès la sortie du RER, le ton était donné : Paris is so gay. Partout, partout, partout….

With a little help of my friends (Times are changing)

 

De premier abord cela impressionne vraiment et l’on se sent vite absorbé par la foule.

Premier réflexe : retrait – je longeais, le trottoir, observant le mouvement qui ne s’était pas encore mis en marche, n’ayant pas le courage de pénétrer la masse.

Après avoir tourné en rond pendant quelques minutes, un mec avec les cheveux teints en rouge et un look new-gothique assumé, ayant surement repéré mon petit jeu, s’avança spontanément vers moi, me pris la main en souriant et m’invita à le rejoindre. Un de ses amis, plus loin, cria « oui, viens, viens, fais pas ton timide. En plus, les gens sur le trottoir ne sont pas juridiquement considérés comme manifestants et ne sont donc pas comptabilisés ». Bon, je n’étais pas venu en fantôme, son argument ne me laissait donc pas insensible et je me laissais faire.

Un quart d’heure plus tard, transformation totale, j’étais aux anges : brandissant petites affichettes distribuées, souriant à la foule, chantonnant slogans à m’en casser la voix. Qui l’eut cru ?

Et avec le recul, je ne doute pas que cela m’a fait un bien fou. Etre emporté par un esprit de corps, de cohésion, d’unité, tout en restant légers, joyeux, pleins d’entrain, c’est indescriptible. Voir les intérêts personnels s’évanouir devant une cause commune ; observer le mélange des cultures, des couleurs, des looks, des âges, des sexes tous là pour eux, pour quelqu’un, pour les autres, pour l’histoire…

 

Je n’ai pas fait grand-chose, juste donné de mon temps et usé de ma voix et de mes jambes, et pourtant j’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose de grand et beau, et je me rêve déjà de raconter à mes futurs enfants, en détails, comment s’était déroulée cette belle journée du 27 janvier.

 

Parmi ceux d’entre vous, chers lecteurs, qui ont battu le pavé comme moi, et qui m’ont peut-être même croisé, soyons fous, qu’en avez-vous pensé ? Partagez votre expérience, vos ressentis

 

Daci, Daci.

 

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Guide de survie du Gay Scred (entendez par là "discret")

Publié le par Dorian Gay

Guide de survie du Gay Scred (entendez par là "discret")

 

Après mon (fantastique) article Guide de sur(vie) du Noir Gay à Paris, Tata Jacqueline t a concocté un second guide plus bref et qui aura pour vocation d'aider tous les mecs "discrets" et qui veulent le rester. On dit bien "vivons heureux, vivons cachés non"?

 

STRATEGIE: Supprimer tout indice fatal...

Que ce soit temporaire ou définitif, te voila contraint de mener une double vie devant tes ami-e-s, tes parents, tes camarades de classes, tes collègues de travail, et à ton club de ping-pong. Soit. l'Eternelle et inépuisable tata Jacqueline te prodigue ses bons conseils.

Et pour ne pas éveiller les soupçons dans ton entourage, il faut commencer par faire quelques sacrifices. Encore une fois, c’est une question de vocabulaire :

  • n'achète jamais de lessive "OMO",

  • au Canoë Kayak, évite le mot "pagaie",

  • N'écoutes ni Lady Gaga, ni Mylène Farmer, ni Madonna, ni Rihanna, ni Pink, ni Kylie Minogue, ni Beyoncé, ni Katy Perry. Bref oublies la pop, l'éléctro et la dance et redécouvre les joies du classique (quoique ca fait pédé aussi quand même) et du reggae ou du rap (c'est bien viril ca tiens). 

  • ne dis jamais "ils sont trop aidés",

  • ne dis jamais "gai", Dis plutôt "joyeux"

  • ne réponds pas "je te prends au mot",

  • ne parle pas de tente, de tes tantes ni de ta tata Timoté, même si tu es tenté,

  • ne lis pas Oscar Wild, Cocteau, Forster, Mort à Venise, évite la biennale de la Danse, ne regarde pas Ruquier, ne passe jamais par la rue des Archives à Paris. Le mieux est de ne plus rien lire, rien écouter, et ne plus sortir de chez soi. Les homos sont partout !

  • plus de sport ni vestiaire. Une érection est si vite arrivée.

  • Evites les mots "passif" et "actif": si tu es comptable, tu es dans une belle merde

  • Brûles ta carte de fidelité chez Zara - Rue de Rivoli

  • Tu n'acheteras pas ta déco ni chez SMEG et ni chez la Roche Bobois: c'est gay-gay-gay

  • Si tu comptes avoir un chien, consulte et évites la liste des chiens à gay (Chihuahua, Boudelogue Français, microchiens et compagnie). Si tu en as déjà un, il n'est jamais trop tard, empaille le pour ta déco de salon: ca fait MEC. 

  • Ne mets JAMAIS, oh JAMAIS les pieds dans un magasin Abercrombie & Fitch! C'est l'antre du diable

  • Ne prononces plus le mot "folle", préfères un synonyme tel que "aliéné", "givré" ou "fêlé"

  • plus de sortie en ville, les abris bus sont pleins de publicité avec des hommes nus. Un coup d'œil te trahirait immédiatement.

  • Pas de slims, pas de couleurs gaies. Récupère les habits de ton grand père ou de ton oncle Gérald. Les bretelles... c'est bien!

  • ne pas te cloître pas au monastère, il n'y a que des hommes là-bas. Et "Satan l'habite".

Bref, grâce à ce mini guide pratique de poche, te voilà préparé à affronter comme un grand le monde d'en dehors (enfin ce qu'il en reste) :) Tu passeras IN-CO-GNI-TO

 

MAIS, si tu trouves tout ce qui a précédé, teinté d'une connerie abyssale, tu peux aussi faire ca...

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