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Es- tu politiquement homo-correct?

Publié le par Dorian Gay

Es- tu politiquement homo-correct?

 

Es-tu politiquement homo-correct ?

Voici, chers lecteurs, une série de phrases homo-normatives que vous pouvez employer si vraiment vous êtes terrifiés de pouvoir passer pour homophobe auprès de vos amis. Oui, oui, je suis au Chardonnay ce soir, et je suis inspiré (et légèrement bouwwé.. bourré pardon...). 

  • Je ne dis pas "Normal", mais "Normatif".
  • Je ne dis pas "Efféminé", mais "Féminin".
  • Je ne dis pas "trans", mais "transgenre" ou "transexuel", selon. Nuance.
  • Je ne dis pas "Pédé" ni "Goudou", mais "Personne à orientation sexuelle différente" mais c'est plus long.
  • Je ne dis pas "Levier de commande par le pied" mais "Pédale", car je ne refoule pas l'homosexuel qui est en moi.
  • Je ne dis pas "hmmffxfuel" mais "homosexuel".
  • Je ne dis pas "Ca, c'est pas une bagnole de pédé", si j'ignore l'orientation sexuelle de mon interlocuteur-trice, celle de son entourage, ainsi que la marque de sa voiture. Je ne dis rien, car cette expression ne veut rien dire et c'est plus simple ainsi.
  • Je n'écris pas "Madame le Ministre" mais "Madame la Ministre". Mais j'écris rarement à des ministres.
  • Je n'écris pas "Celles et ceux", mais "ceux-lles", ce qui est illisible et à la mode dans le militantisme gay de gauche. (Oui, des gays de droite, ça existe !)
  • Je ne fais plus de blagues sur les pédés, sauf à des pédés.
  • Je ne fais plus de blagues "Monsieur et Madame ont un fils", mais "Monsieur et Monsieur ont un fils", mais le public rigole moins.
  • Je ne traîte pas mes amis garçons de "pauvres filles perdues", sauf si je traite les filles de "gros cons de beauf".

 

Vous êtes maintenant de parfaits petits homo-corrects!

 

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With a little help of my friends (Times are changing)

Publié le par Dorian Gay

With a little help of my friends (Times are changing)

 

Pour parler franco : je veux me marier à terme. Oui c’est kitsch, vieux jeu et surement un peu fleur bleue, mais j’assume : je veux porter mon plus beau smoking noir, ma plus belle de chaussures italiennes, mon plus beau nœud papillon et dire oui à mon hypothétique fiancé devant le maire. Oui je veux qu’on me jette du riz à la gueule, je veux couper une pièce montée devant les applaudissements de mes proches, je veux ouvrir la danse, je veux aller en voyage de noces, je veux recevoir plein de cartes de vœux bucoliques, je veux avoir un golden retriever que nous appellerions Fahrenheit et posséder une belle maison de banlieue chic (avec jardin svp). Bref vous m’aurez compris.

 

Ces envies claires ne m’ont pourtant jamais fait prendre position claire, encore moins militer en ces temps politiques marqués par la question du mariage pour tous. J’attendais patiemment que cela se fasse tout seul (solution facile me direz-vous… mais bon on se refait pas).

 

J’étais à St Barth lors du le manifestation pro mariage du 16 décembre dernier, dégustant mojitos et larvant au soleil (non ce n’est pas une excuse chicos – mais ce voyage m’a permis encore une fois d’échapper sournoisement à mon devoir de jeune homosexuel touché directement par la cause).

 

Je ne pensais pas non plus assister à celle du 27 par pure flemme : ayant privilégié depuis ma tendre jeunesse le chic au confort, je ne me voyais pas mettre des tennis à la place de mes habituelles chaussures (de torture) italiennes afin de rendre le périple plus supportable, ni me mélanger à la foule (quelques réminiscences d’agoraphobie), et surtout assister à ce que j’imaginais comme un spectacle caricatural et fantasque.

La veille au soir, alors que je trainais sur Facebook, vint me parler un ami militant de la première heure afin de me demander quel « était mon programme pour la marche de demain ». Je n’en avais bien sûr aucun et prévoyais plutôt de passer une matinée coquine avec un magnifique grand touriste Allemand avec lequel je conversais déjà depuis quelques temps. Ce dernier, victime d’un contretemps de dernière minute, ne put tenir ses obligations sexuelles et je me retrouvais sans plan, et devant trouver un plan B (fin jeu de mots).

 

Sur un coup de tête : gants enfilés, plus beau trench porté, parapluie sous le bras, je me dirigeais vers Denfert Rochereau, lieu de rassemblement des manifestants.

Dès la sortie du RER, le ton était donné : Paris is so gay. Partout, partout, partout….

With a little help of my friends (Times are changing)

 

De premier abord cela impressionne vraiment et l’on se sent vite absorbé par la foule.

Premier réflexe : retrait – je longeais, le trottoir, observant le mouvement qui ne s’était pas encore mis en marche, n’ayant pas le courage de pénétrer la masse.

Après avoir tourné en rond pendant quelques minutes, un mec avec les cheveux teints en rouge et un look new-gothique assumé, ayant surement repéré mon petit jeu, s’avança spontanément vers moi, me pris la main en souriant et m’invita à le rejoindre. Un de ses amis, plus loin, cria « oui, viens, viens, fais pas ton timide. En plus, les gens sur le trottoir ne sont pas juridiquement considérés comme manifestants et ne sont donc pas comptabilisés ». Bon, je n’étais pas venu en fantôme, son argument ne me laissait donc pas insensible et je me laissais faire.

Un quart d’heure plus tard, transformation totale, j’étais aux anges : brandissant petites affichettes distribuées, souriant à la foule, chantonnant slogans à m’en casser la voix. Qui l’eut cru ?

Et avec le recul, je ne doute pas que cela m’a fait un bien fou. Etre emporté par un esprit de corps, de cohésion, d’unité, tout en restant légers, joyeux, pleins d’entrain, c’est indescriptible. Voir les intérêts personnels s’évanouir devant une cause commune ; observer le mélange des cultures, des couleurs, des looks, des âges, des sexes tous là pour eux, pour quelqu’un, pour les autres, pour l’histoire…

 

Je n’ai pas fait grand-chose, juste donné de mon temps et usé de ma voix et de mes jambes, et pourtant j’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose de grand et beau, et je me rêve déjà de raconter à mes futurs enfants, en détails, comment s’était déroulée cette belle journée du 27 janvier.

 

Parmi ceux d’entre vous, chers lecteurs, qui ont battu le pavé comme moi, et qui m’ont peut-être même croisé, soyons fous, qu’en avez-vous pensé ? Partagez votre expérience, vos ressentis

 

Daci, Daci.

 

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Guide de survie du Gay Scred (entendez par là "discret")

Publié le par Dorian Gay

Guide de survie du Gay Scred (entendez par là "discret")

 

Après mon (fantastique) article Guide de sur(vie) du Noir Gay à Paris, Tata Jacqueline t a concocté un second guide plus bref et qui aura pour vocation d'aider tous les mecs "discrets" et qui veulent le rester. On dit bien "vivons heureux, vivons cachés non"?

 

STRATEGIE: Supprimer tout indice fatal...

Que ce soit temporaire ou définitif, te voila contraint de mener une double vie devant tes ami-e-s, tes parents, tes camarades de classes, tes collègues de travail, et à ton club de ping-pong. Soit. l'Eternelle et inépuisable tata Jacqueline te prodigue ses bons conseils.

Et pour ne pas éveiller les soupçons dans ton entourage, il faut commencer par faire quelques sacrifices. Encore une fois, c’est une question de vocabulaire :

  • n'achète jamais de lessive "OMO",

  • au Canoë Kayak, évite le mot "pagaie",

  • N'écoutes ni Lady Gaga, ni Mylène Farmer, ni Madonna, ni Rihanna, ni Pink, ni Kylie Minogue, ni Beyoncé, ni Katy Perry. Bref oublies la pop, l'éléctro et la dance et redécouvre les joies du classique (quoique ca fait pédé aussi quand même) et du reggae ou du rap (c'est bien viril ca tiens). 

  • ne dis jamais "ils sont trop aidés",

  • ne dis jamais "gai", Dis plutôt "joyeux"

  • ne réponds pas "je te prends au mot",

  • ne parle pas de tente, de tes tantes ni de ta tata Timoté, même si tu es tenté,

  • ne lis pas Oscar Wild, Cocteau, Forster, Mort à Venise, évite la biennale de la Danse, ne regarde pas Ruquier, ne passe jamais par la rue des Archives à Paris. Le mieux est de ne plus rien lire, rien écouter, et ne plus sortir de chez soi. Les homos sont partout !

  • plus de sport ni vestiaire. Une érection est si vite arrivée.

  • Evites les mots "passif" et "actif": si tu es comptable, tu es dans une belle merde

  • Brûles ta carte de fidelité chez Zara - Rue de Rivoli

  • Tu n'acheteras pas ta déco ni chez SMEG et ni chez la Roche Bobois: c'est gay-gay-gay

  • Si tu comptes avoir un chien, consulte et évites la liste des chiens à gay (Chihuahua, Boudelogue Français, microchiens et compagnie). Si tu en as déjà un, il n'est jamais trop tard, empaille le pour ta déco de salon: ca fait MEC. 

  • Ne mets JAMAIS, oh JAMAIS les pieds dans un magasin Abercrombie & Fitch! C'est l'antre du diable

  • Ne prononces plus le mot "folle", préfères un synonyme tel que "aliéné", "givré" ou "fêlé"

  • plus de sortie en ville, les abris bus sont pleins de publicité avec des hommes nus. Un coup d'œil te trahirait immédiatement.

  • Pas de slims, pas de couleurs gaies. Récupère les habits de ton grand père ou de ton oncle Gérald. Les bretelles... c'est bien!

  • ne pas te cloître pas au monastère, il n'y a que des hommes là-bas. Et "Satan l'habite".

Bref, grâce à ce mini guide pratique de poche, te voilà préparé à affronter comme un grand le monde d'en dehors (enfin ce qu'il en reste) :) Tu passeras IN-CO-GNI-TO

 

MAIS, si tu trouves tout ce qui a précédé, teinté d'une connerie abyssale, tu peux aussi faire ca...

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Safe! Oui j 'ai dit Safe!

Publié le par Dorian Gay

Oui j'aime le sexe, et comme tout homo célibataire dans la fleur de l'âge, j'ai un certain nombre de partenaires sexuels différents; et comme tout homo responsable, je passe périodiquement mes tests IST.

Le dernier en date, remonte à quelques jours: je voulais passer un test VIH sous une forme que je ne connaissais pas - le test de dépistage rapide - TDR ou TROD.

Votre serviteur que je suis, outre le fait que je me dois de vous tenir à jour et de tester en avant première pour vous toutes les nouveautés, n'était pas resté très sage pendant ses vacances à St Tropez il y'a 3 mois, où, (OUI, j'ai failli!): j'ai couché sans capote avec un vieil ami (grand moment de faiblesse)... et je devenais de plus en plus paranoiaque ces dernières semaines, prenant ma température tous les matins, scrutant chaque détail de ma peau, tâtant mes ganglions, bref guettant tout signe de primo-infection. Précisons en effet que je suis hypocondriaque, le type d'hypocondriaque qui pense à chaque fois qu'il a une grippe, qu'il est atteint d'un cancer, et qui le numéro de son médécin en "numéros favoris" sur son téléphone. Information supplémentaire: ma mère est elle même médécin et est, depuis des années, à la Direction d'un programme Mondial sur... la santé de la reproduction (IST et autres joyeusetés)! Je crois que mon côté hypocondriaque vient en partie de cette proximité familiale avec la maladie.

 

Bref, je psychotais grave et je ne me voyais pas attendre quelques jours les résultats d'un test VIH classique; par ailleurs je fréquente de manière régulière un charmant garçon depuis quelques semaines (je vous en dirais d'avantage plus tard) et cet indélicat m'a demandé avec la légérété la plus absolue zlors que nous étions allongés sur son lit, après un long coit, si j'étais à jour dans mes tests. Mon silence et mon regard de lièvre sous meth ont fait le reste: le TDR tombait donc à point nommé. Prétextant un rdv occulté, je sautais hors du lit, ramassais mes affaires, l'embrassais et me précipitais sur mon smartphone dès que la porte de son appartement se refermait sur moi.

Après quelques recherches sur internet (Google est votre ami), je suis tombé sur une petite association qui proposait le test rapide et qui (en plus) était spécialisée sur la sexualité gay: le Kiosque.

 

Me voilà, quelques minutes plus tard devant l'entrée dudit Kiosque (après avoir murmuré des Ave Maria durant le trajet en promettant à Dieu que je ne recommencerais plus - bla bla bla). Je fus accueilli par un grand blond fin souriant. Malgré le stress et l'angoisse, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il était craquant le bougre. Il fut expéditif mais gêné en m'annoncant que j'arrivais un peu trop tard et qu'ils étaient complets pour la matinée. FUCK, je me retrouvais comdamné à supporter l'incertitude qui me rongeait pendant deux jours supplémentaires. Deux jours plus tard, même scénario, le lieu était full. Un: "putain! tout le marais se fait dépister ou quoi?!"" que je n'ai pas pu retenir motiva la jeune femme brune qui se chargeait de l'accueil et de l'aiguillage à m'orienter vers un autre centre, le VOLTA, qui était réputé moins couru.

 

La troisième tentative fut la bonne. Le lieu était glauque à souhaits: vétuste et mal éclairé, décoration négligée, MAIS il était vide! Bon point après ma quête de disponbilités. Je n'eus même pas à attendre devant le bureau de l'infirmière qui me fit rentrer et m'installa très vite. Blonde, grande, l'air pas très futé, affublée de son immonde uniforme rose, elle semblait néanmoins assez pédagogue et sympathique et prit donc un bon quart d'heure à m'expliquer comment le test allait se dérouler.

 

Aussitôt expliqué, aussitôt fait; petite goutte de sang prelévée sur mon index (ca ne fait pas mal du tout), réactifs mélangés, résultat mis en évidence dans la minute: j'étais négatif, NE-GA-TIF!!

 

 

Safe! Oui j 'ai dit Safe!

 

Ceci donc pour dire à ceux qui:

- Arguent qu'ils n'ont pas le temps de passer leurs tests régulièrement: en 15 minutes c'est plié (pensez juste à prendre RDV pour éviter le type de déboires que j'ai essuyé).

- Arguent que le stress lié à l'attente des résultats en insoutenable: en une minute il est mis en évidence

- Arguent que cela représente un coût et comporte le risque que les résultats soient utilisés à mauvais escient: le test est gratuit, anonyme et confidentiel

- Ont peur des éventuels mauvais résultats: le personnel et les bénévoles sont formés à l'écoute et dites vous qu'ils en voient passer du monde :) no taboo!

- A ceux qui prenent des risques régulièrement: le TDR permet de se "tenir à jour" facilement et spontanément.

 

Petite précision, qui représente la principale faiblese du procédé: le TDR n'est fiable que lorsque le dernier rapport à risque est antérieur de 3 mois au moins. Si vous avez pris des risques récemment, la fiabilité du test s'en trouve alors fortement altérée: dirigez vous donc vers les tests classiques.

 

Il fait froid à Paris, saison pendant laquelle la libido est particulièrement importante, rechauffez vous donc à deux, à trois, à cinq, à neuf, mais n'oubliez PAS le latex! :)

 

 

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À quoi sert un phallus ? (et comment s'en servir efficacement)

Publié le par Dorian Gay

Définition

Le phallus désigne l'organe sexuel masculin spermiduc en totale érection. On l'appelle aussi zizi, zob, braquemart, teub, popole, queue, bite, ou... (âmes sensibles, arrêtez-vous là) haricot. Et même quéquette. Dans la suite de cet exposé, pour simplifier et résumer, on appellera cette chose « le zzbtpqbh ».

 

Fonctions du zzbtpqbh

Le zzbtpqbh sert à assurer la conservation de l'espèce grâce à une femelle ou une éprouvette. Le zzbtpqbh accomplit cette tâche ingrate environ 2 ou 3 fois dans sa vie. Parfois plus, quand il s'y prend mal. Ce n'est pas beaucoup, vous en conviendrez. Tout ça pour ça ? Bien sûr que non : dans un souci de rentabilité et de flexibilité (déjà), les dieux ont imaginé, bien avant les grands urbanistes d'aujourd'hui, le partage équitable de la voirie.

Ils ont ajouté à la fonction reproductrice du zzbtpqbh la fonction urinaire. 

Dommage. Deux zzbtpqbh, ç'aurait été deux fois plus de plaisir. Mais bon, c'est comme ça, on ne discute pas les décisions des Dieux. Non mais ! Un zzbtpqbh, comment ça marche ? Oui, un zzbtpqbh, "comment ça marche" ? Michel Chevalet ne nous étant d'aucune aide à ce sujet, il est temps maintenant d'introduire (mmmmm) ici la foufounette.



La foufounette, qu'est-ce que c'est ? (nous vous le rappelons, ou vous l'apprenons ici, pour ceux dont la mère ne leur a pas tout dit) 

Et c'est ce con... heu, ce qu'on appelle le sexe féminin, lequel est en forme de trou, savamment conçu pour être introduit momentanément (moment : intervalle de temps de durée très variable selon les individus) par un zzbtpqbh. On nomme ce trou-là foufounette, mais aussi vagin, chatte, con, touffe ou saint Graal.

On le notera ici « la fvcctsg », toujours pour simplifier et éviter d'attirer sur ces pages les zob-cédés du moteur de recherche quand le patron n'est pas là. 

Quant au reste du mécanisme reproducteur, et bien, on n'en sait rien. Rien de rien, on en est navré. Il paraît qu'il est question de graine, de cigogne, de chou et de rose. Pour les leçons de botanique, consulter le gros Robert.

À quoi sert un phallus ? (et comment s'en servir efficacement)

 

Efficacité du zzbtpqbh
Examinons la figure ci-bas. Nous distinguons nettement un zzbtpqbh dont l'extrémité, appelée le gland, a une forme d'ogive (voir la flèche). Mais pourquoi cela, nom d'une pipe ? 


 
Cette forme trouve sa justification dans la volonté d'assurer une bonne qualité de l'espèce en cours de reproduction. En effet, un zzbtpqbh de cette forme permet, lors de son mouvement de va-et-viens dans la fvcctsg, d'évacuer et de remplacer le liquide reproducteur du ou des précédents mâles fécondateurs. Ainsi, seuls les gènes du mâle le plus viril du troupeau sont naturellement sélectionnés ! 


 
Celui qui a donc un zzbtpqbh large, long, puissant, gonflé et fougueux, comme on en voit de moins en moins (hélas), augmente ses chances de transmettre ses gamètes. La variété assure donc la qualité ! 

Certains moralisateurs nous parlent de la fidélité comme étant "LE modèle naturel" de vie de couple !... Mais oui, mais oui madame, mais surveillez plutôt votre mari.
 
Observations empiriques de variantes fonctionnelles générées en environnement naturel
Chose curieuse, le partage des voiries organiques ne s'est pas appliqué à tous les axes. Les dieux ont créé un second orifice (l'anus ou encore le tr.. du c.., ou tdc, comme on le dit vulgairement. Quel cochon ce on). En plus, le tdc est disposé à quelques poils de la fvcctsg chez la femelle.
 
Ah, quels coquins ces dieux ! La tentation était trop grande. Combien de kilomètres de zzbtpqbh ont été parcourus par erreur dans un tdc, au lieu de la fvcctsg de rigueur ? Le mâle et la femelle avaient donc inventé la sodomie, avec la complicité des dieux.
 
Cette invention divine et anale permettait cependant de sélectionner les mâles capables de distinguer le bon orifice reproducteur, même en pleine obscurité, et même complètement saouls. Toujours par erreur, de nombreux et virils zzbtpqbh se sont aussi introduits dans le tdc d'un autre mâle. Que Sainte Christine me brûle s'ils ont réussi à s'y reproduire ! Et pourtant, ces sodomites sont toujours aussi nombreux...
 
Enfin, bref, tout ça pour dire que la nature n'a pas créé tous ces stimulus-là dans le seul but de se reproduire. Il y a donc autre chose par devant et par derrière tout ça.
 
La dernière fonction du zzbtpqbh et de la fvcctsg
À part donc reproduire et évacuer les sels minéraux de l'espèce, ce qui prend en moyenne une minute par jour, le zzbtpqbh et la fvcctsg sont affectés d'une troisième fonction, toujours par souci d'optimisation. 

Il s'agit d'une saine fonction de plaisir produit par l'excitation intellectuelle, l'éveil des sens, l'activité physique, la détente...
 
On ne vous fera pas de dessin. 

Comme la fonction reproductrice n'entre pas en jeu : METTEZ UNE CAPOTE ! 

Enfin rappelez-vous que si un jour ou un soir, vous voulez transmettre vos gamètes à vous, et pas celles du facteur, il vous faudra être entraîné, sous peine d'avoir des soucis (notamment d'érection, voir la figure ci-contre). La fonction maintient l'organe ! Bon entraînement à toutes et à tous ! ;)

 

Publié dans Culturisation

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Je gazouille, je gazouille!

Publié le par Dorian Gay

Je gazouille, je gazouille!

Comme tout bloggeur geek so 2017, j'ai succombé au chant de l'oiseau bleu et vous pouvez maintenant me suivre sur Twitter afin de vous tenir informés de la vie du blog (alerte nouvel article), commenter et échanger, suivre mes mini-reflexions quotidiennnes, etc

Bref si vous êtes des lecteurs so 2017 vous aussi, suivez moi!

Publié dans Fourre - Tout

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La Chasse à la Folle est ouverte

Publié le par Dorian Gay

 

 

« Folle Out », « Cherche mâle viril », « en quête de vrai homme », « No mecs à sacs à main », nous avons déjà lu, ou lisons quasi-quotidiennement l’une ou l’autre de ces expressions, que l’on croirait sortis de la plume de lascars homophobes de cités, mais qui sont bien bels et bien l’œuvre ‘’de  semblables ‘’ sur les sites de rencontres qu’il nous arrive tous de fréquenter.

Et j’ai beau tourner la chose dans les choses, observer ce phénomène de tous les angles possibles et imaginables, je ne comprends pas cette guerre ouverte contre la féminisation.

Ce qui pourrait s’apparenter au culte de la virilité, à du quasi-sexisme (folle = femme = maaaal)on, voire de la paranoïa malsaine, est d’autant plus choquant lorsque l’on connait tous les louanges chantant la présumée ouverture d’esprit des homos. Tel l’Ourobouros, le serpent qui se mord la queue et qui finit par se manger lui-même, l’on voit de plus en plus distinctement depuis ces dernières décennies, cette chasse intestine qui est faite à l’homosexuel efféminé.

Je ne peux qu'observer passivement ce gâchis, car j’estime qu’être homosexuel c’est, vis-à-vis des stéréotypes masculins et féminins une vraie richesse, un bel atout, qui fait de nous des êtres hybrides, aussi bien capables de se passionner pour les activités les plus viriles qui soient, que de ‘’gossiper’’ avec les ‘’copines’’ et de glousser comme des dindes aux terrasses des cafés, se moquant allègrement des passants. J’ai toujours pensé que l’homosexuel a permis à la société moderne dans laquelle nous vivons de transcender les genres, de briser les cloisons des stéréotypes, dépasser les frontières des préjugés et des carcans et je me rend compte aujourd’hui que n’avons fait que déplacer ces murs pour les placer entre nous.

 

Pourquoi ? Pour quelles raisons la virilité est devenue le standard et la folle personae non grata ?

 

La Chasse à la Folle est ouverte

 

-          La première raison qui l’explique est je pense l’image péjorative et  stéréotypée de l’homosexuel longtemps entretenue par les médias  et qui ont sournoisement placé dans l’imaginaire populaire cette équation : homosexuel masculin = excessif = extravagant = garçon à perruque blonde, talons hauts et vulgairement maquillé et qui chante Dalida tous les soirs sur les tables des bars. Et à ce titre la Cage aux Folles, qui n’est plus à présenter en est une illustration parfaite : O Renato, Albin et Jacob, que je vous ai haïs durant mon adolescence! Là où le public de masse ne voyait là qu’un énième satyre et une confirmation de l’imagerie populaire, je ne voyais que le reflet de l’image que j’étais sensé refléter et que j’étais loin d’être. Aujourd’hui, bien que les esprits soient plus larges, et les mœurs plus tolérantes, je crois qu’il subsiste encore ce point quelques réminiscences qui constituent le socle psychologique dans lequel vient se planter ce rejet de « ce que nous sensé toujours refléter ».

 

-          Loin de moi l’envie de faire de la psychanalyse de comptoir, mais je ne peux m’empêcher de penser que ce rejet de la féminisation s’ancre de quelque chose de profond : l’envie (ou la nécessité) de dissocier ses préférences sexuelles de l’image que l’on peut refléter ; En d’autres termes : homo inside, hétéro outside, permettant de vivre alors pleinement sa vie d’homo tout en restant enfermé dans la sécurité douillette du look hétéro. Ni vus, ni connus : vivons heureux, vivons cachés dit-on. Que cela soit totalement naturel ou délibérément choisi, quitte à forcer le trait et à vivre dans un rôle de macho man, le plus important pour moi est que cela soit assumé : combien de fois ai-je vu des garçons à riche pilosité,  à la voix grave et masculine et puant la testostérone, exhalant la puissance, le muscle et la virilité, se déhancher sauvagement  en soirée à en faire pâlir Beyoncé, dès qu’ils avaient quelques grammes d’alcool dans le sang et que le DJ passait quelques titres pop, comme s’ils étaient soudainement libérés d’un poids ?

 

Toutes les raisons qui expliquent cette chasse à la folle sont finalement très hétérogènes : opportunisme, clivages, préjuges plus ou moins inconscients, pressions sociales, standardisation du modèle homo so 2014.

 

Pour ma part, c’était dès le début foutu : physique longiligne,  yeux de biche en amande, visage poupin, traits féminins, imberbe, j’étais bien conscient qu’il me serait difficile à terme de correspondre aux standards physiques de l’ado post-pubère masculin et macho et que j’allais très vite me retrouver confronté au choix de ‘’modeler’’ mon corps ou de l’accepter tel quel. J’étais cependant loin d’être efféminé, non par retenue, mais juste par habitude. Ce n’est que plus tard, surement imprégné d’une partie de mon entourage, que quelques manières ont progressivement émergé, mais jusque-là rien de bien méchant. Aujourd’hui je pense avoir trouvé l’équilibre parfait : oui bien que correspondant au stéréotype du parfait minet, je reste un garçon qui laisse transparaitre librement et finement sa part de féminité ; Non je ne me maquille pas, je ne m’épile pas les sourcils, je ne porte pas les dernières wedges à la mode, je ne me laisse pas pousser les cheveux, je n’ai pas une voie aigue et criarde, je ne me marche pas dans la rue le bras en théière en dandinant mon arrière train, mais je me complais parfaitement dans mon look de crevette néo dandy, n’en déplaise à nos détracteurs.

 

Je suis moi, sans retenue et à la fois sans excès et je pense que je n’ai jamais été aussi bien dans ma peau et aussi satisfait de mon physique. Non, hormones, protéines, salles de sports, poils et autres joyeusetés, vous ne serez jamais mon quotidien. Après avoir essuyé un énième râteau – « you look so feminine » m'étant opposé, on relativise et l’on se rend compte avec optimisme (en tout cas, en ce qui me concerne), qu’il ne sert à rien de se métamorphoser pour tenter vainement de plaire, ce n’est jamais très sain et ce n’est généralement qu’éphémère et illusoire. Il faut savoir savoir trouver son public et cela vient généralement de façon totalement naturelle, croyez donc Tata Do.

Enfin, sans vouloir tomber dans de la profusion d’éloges imméritées, je ne saurais conclure cet article, sans lever ma main magnifiquement bien manucurée et porter un toast virtuel à toutes ces figures homosexuelles disparues ou encore vivantes, dont beaucoup sont folles, oui folles, et qui, grâce à leur extravagance, leur courage, leur audace, leurs ‘’couilles’’ pendantes, ont permis à nous, homos de l’an 2013 de vivre dans une ère aussi tolérante ; Oui, à ces folles maquillées et fières, sans qui beaucoup d’entre vous ne pourraient pas exhiber leur barbe, leur  poil lustré et leurs muscles puissants et saillants sur les terrasses de la rue des archives. J’espère donc que vous ne regarderez plus un sac à main homme Longchamp de la même façon : car oui, cela est à mon sens, le symbole même de l’aboutissement d’une lutte menée par des hommes qui n’aimaient pas les cravates et qui préfèrent le mascara et les talons hauts. Virtual cheers

Don't Judge By It's Cover

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Otez de ma vue ces couples libres que je saurais voir!

Publié le par Dorian Gay

Otez de ma vue ces couples libres que je saurais voir!

 

       

Les statistiques ne laissent pas de place à l’incertitude, 1 couple sur 5 « souffre » d’infidélité et il a également été ajouté à ce chiffre, celui de 67% qui serait la part d’infidélité masculine plus précisément. Si le mâle a la réputation d’être frivole, séducteur et volage, que dire alors des couples homosexuels masculins qui en sont par définition composés de deux machines à testostérone ?

 

      J’ai une opinion assez simpliste sur le sujet : chacun vit son couple comme il le souhaite ; Je n’oserais point tenter d’émettre quelconque opinion en la matière tellement je me suis retrouvé, grâce au panel riche et varié d’amis qui m’entourent, devant des dizaines de schémas différents.

        Ce panel étant composé à ces extrêmes, du couple portant aux éloges l’exclusivité éternelle, au couple libertin faisant culte au partage, l’orgie, l’ouverture à tous et à tout, je pense disposer du recul nécessaire pour être l’être le plus tolérant qui soit ; cette tolérance ne m’empêche néanmoins point d’avoir quelques opinions sur la question : je prône (pour l’instant) la fidélité absolue.

 

-          Tout d’abord, beaucoup arguent que la fidélité du cœur est indépendante de celle du corps. J’en conviens en partie : « la queue se gonfle plus vite que le cœur». Il est en effet tout à fait possible de dissocier le cœur de la verge et de virevolter ainsi de lit en lit, de corps en corps, sans mettre en péril  l’amour que l’on peut avoir pour celui a le privilège d’occuper le siège des sentiments. Mais cela justifie t’elle la nécessité d’en user ? Non je ne crois pas. Et cela principalement pour une raison : l’égoïsme flagrant de l’infidèle qui en rejaillit, l’instrumentalisation du corps de ceux qui passent sur son chemin, qui ne deviennent que chair, et qui n’ont pour vocation que de combler (de façon aussi sympathique et consentie soit elle) un besoin charnel.

 

       On pourrait m’opposer le fait que ces frivolités peuvent être consenties et chacun des protagonistes peut en tirer parfaite satisfaction, mais je reste perplexe vis-à-vis de la situation du tiers au couple, celui-là qui sait d’emblée qu’il n’y aura pas d’horizon plus lointain qu’une tête de lit et qu’il sera à jamais un fantôme, un plan B, une soupape passagère,  une roue de secours au couple.

Là encore, on pourrait m’opposer que beaucoup de couples libres arrivent à trouver un équilibre sain avec leur amant commun ou leurs amants respectifs, voire même à former des « trouples ». Cependant, le sage garçon, surement encore un peu naïf et ayant les pieds ancrés dans la ‘’vieille école’’ que je suis, reste inflexible : l’amant est toujours celui qui ne tire pas son épingle du jeu, alors que l’un ou l’autre amant s’accordent le luxe de prendre le meilleur pour le cœur d’un côté et leur meilleur pour leur corps de l’autre.

 

      J’ai surement regardé trop de fois en boucle, ‘’Embrassez qui vous voudrez’’, ‘’Closer : entre adultes consentants’’, ‘’Happy Few’’, ‘’Match Point’’, ‘’In the mood for love’’ et autres navets cinématographiques mais j’en garde la réalité selon laquelle toutes ces relations non bipartites finissent mal pour celui qui prête son corps : attachement et sentiments qui apparaissent de façon imprévue, dévalorisation, jalousie sournoise, déchirements et autres joyeusetés.

 

-          La seconde acception de mon point de vue réside en ce que j’estime qu’un couple libre n’en est vraiment plus/pas un. Je parais surement dur, mais je crois que lorsqu’un couple envisage de « s’ouvrir » c’est qu’il y’a un problème Houston, et je ne peux m’empêcher d’imaginer un bateau dont la coque est trouée et sur lequel l’équipage s’évertue à colmater les brèches en y enfonçant de la mousse, une sorte de mirage qui ne peut jamais durer éternellement et qui inconsciemment vient camoufler des problématiques plus profondes : amour dilué au fil des années, absence de désir physique, frustration sexuelle, convenances sociales, etc.

 

      Souvent en couple depuis un relatif long moment, mes quelques amis qui recourent à cette organisation, et qui paraissent s’en complaire me laissent parfois dubitatif. Je n’arrive pas à saisir l’intérêt de ce schéma alors que la logique simpliste (et peut être candide) voudrait, lorsque le lien du couple s’édulcore au point de ne refléter que l’image de colocataires ou de très bons amis, que la relation s’estompe et que, ce que j’appelle un gâchis, soit limité.

 

        C’est ainsi que j’estime qu’un éternel célibataire même trop frivole vaut mieux et vit mieux qu’un couple qui se complait dans de telles illusions.

 

        Cela ne m’empêche pas de recevoir les arguments que l’on renvoie à mes propositions peut être un peu trop radicales : « oui mais ça fait quand même 15 ans que l’on vit ensemble, les sentiments ne sont plus les mêmes mais je ne me vois pas tout effacer pour vivre pleinement mes fantasmes : on a investi ensemble, construit quelque chose de commun, nos familles et amis se connaissent, non je ne peux pas renoncer à tout ceci. Mes quelques amants me permettent d’exulter et cette organisation me convient pour l’instant. Par ailleurs je ne suis plus tout jeune : certains de mes amants peuvent me faire fondre mais je ne peux pas me risquer d’abandonner ma sécurité pour de nouvelles aventures ».

 

      Je comprends… je comprends… mais bon quand même, avouons que cela reste une solution d’extrême facilité…

 

-          Le troisième point que je souhaiterais développer vient nuancer ce que j’ai développé plus haut. En effet, j’estime qu’une fois que, malgré toutes choses, lorsqu’un couple s’ancre et assume un choix de non-exclusivité, les modalités de cette liberté sont alors très importantes. Entre ceux qui cultivent les principes de sincérité et franchise et qui ne gardent aucun secret de la chose, et qui prennent même parfois plaisir à en parler, et ceux qui optent pour le tût absolu, il faut savoir trouver de façon consensuelle, le meilleur équilibre. D’autres petits détails doivent aussi être préalablement discutés et négociés : lieu, fréquence, moment, place accordée aux amants,  etc

 

-          Enfin, pic de mégalomanie, parlons de moi, car je crois avoir, de mon expérience personnelle, quelque matière sur le sujet. J’ai en effet été, à de nombreuses fois, sollicité par des garçons déjà en couple, et diacre, oh oui malédiction, tous ces garçons étaient toujours exquis au point où je me sentais prédestiné à occuper le rôle d’éternel amant de charmants garçons. Nonobstant la frustration de savoir et d’accepter dès le départ, que ces rencontres n’iront pas plus loin que quelques coïts ponctuels, je peux témoigner, qu’à terme, la confiance en soi en prend une gifle, la solitude, une fois le préservatif usé et que votre amant vous laisse pour son bien-aimé, se creuse inlassablement et l’on caresse inconsciemment un autre horizon.

 

-          Je me souviens encore de ce garçon, châtain, des yeux en amande malicieux, un sourire pétillant se dessinant constamment sur son menton arborant une barbe mal rasée châtain-rousse, que je rencontrais autour d’un café et avec lequel je me sentais déjà si bien. Il avait tout presque pour être parfait à mes yeux…. presque, car l’alliance imaginaire qu’il avait autour de l’annulaire en était le seul défaut. Pourtant, en connaissance de cause, j’ai cédé…

 

Les semaines qui suivirent furent enivrantes, extasiantes, jouissives, et comme toute drogue il devenait addictif et ce qui était jadis inconscient se dessina progressivement : je le voulais, pour moi, seul.

 

La réalité de la place qui m’était accordée n’était plus très loin… et il ne me restait alors que petits mouchoirs et corps anonymes pour noyer ce chagrin.

 

Et il y’a aussi ce garçon en couple rencontré récemment, grand, brun aussi, au sourire à faire pâlir des anges et à l’esprit d’une finesse délicieuse, qui pense à moi, auquel je pense et qui n’est pas loin de me faire perdre toute objectivité et tout recul : car oui, toutes ces choses que je vous ai dit, je me les dis, et ce ne sont que des tentatives maladroites d’auto-conviction …

 

Mais non, non, je veux être aimé seul, je veux avoir le privilège égoïste d’être celui qui prépare le dîner et attend son compagnon rentrant du travail, celui qui a un statut. Je veux, pour une fois encore, goûter aux joies de celui qui occupe le siège des sentiments, cet endroit si chaud et si réconfortant que l’on appelle le cœur….

 

 

 

 

 

 

 

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Guide de (Sur)vie du Gay Noir à Paris

Publié le par Dorian Gay

 

     L'on aura beau essayer de me convaincre, me chanter, sur fond de musique hippie, les louanges de la présumée homogénéité, solidarité et fraternité homo, je resterais toujours inflexible sur un point : l’animal gay est sectaire et ne pas l’admettre c’est se pâmer d’illusions.

 

     Bears, Gym Queens, Folles, Crevettes ou Twinks, Groupes ethniques, Androgynes, Daddies, Travestis, Gaymers, pour ne citer que ces quelques grandes fragmentations.

      Aujourd’hui, je ne m’armerais pas de mon glaive de justice pour prétendre défendre telle ou telle sous-communauté ; Non je veux me saisir de ma lame tranchante de franchise afin de parler plus précisément d’un groupe ethnique que je pense connaitre plutôt bien : les gays blacks, noirs, colorés si vous préférez.

 

Pourquoi ? Pour deux raisons simples :

-          La première est que les groupes ethniques gays sont ceux auxquels on est renvoyé à vie : un bear peut se raser et laisser exulter sa part de féminité, une crevette peut se mettre au sport et se gaver de protéines, un androgyne peut se mettre aux hormones, mais un gay noir reste un gay noir. Point.

-          La seconde raison est que l’homosexuel commun à qui on reconnait une certaine ouverture d’esprit, reste néanmoins un être humain comme les autres et qu’à ce titre n’échappe pas aux préjugés et autres idées préconçues largement diffusées et entretenues.

 

Il est donc plus que jamais temps de pousser un bon coup de gueule et de démystifier la vie du gay ébène.

-          Non, le Gay Noir n’a  pas un pénis de Mammouth : Las de cette légende populaire qui nous poursuit depuis la nuit des temps. Pour avoir, moi-même, avoir assez de matière pour me prononcer objectivement, je peux affirmer que j’ai rencontré de façon intime autant de garçons blancs insolemment bien dotés par Père Nature que de garçons noirs et inversement.

                 Il suffit de se connecter sur un site de rencontres quelconque pour se rendre compte de l’ampleur du phénomène : « Cherche Black TBM », « Dispo pour bonne grosse queue black », « J’attends mon black monstercock » et autres joyeusetés.

              Pire, tentez de taper ce début de phrase « do blacks have…. » sur un célèbre moteur de recherche et vous serez, je ne pense, que peu surpris de voir qu’après « ... more testosterone », et « …smaller brains », trône en troisième tête des suggestions automatiques « … big cocks ». Lord.

 

 

            Outre l’indéniable côté réducteur de la chose, si je peux me permettre ce jeu de mots, combien d’amis ai-je vus se plaindre d’être « engin-ifiés », d’être perçus comme des symboles sur pattes (et troisième jambe) d’exotisme alors que la contrée la plus exotique qu’ils aient foulé de leur vie était Montpellier en été, en classe de CM2 ; Combien de complexes ai-je vus se développer chez ceux, tellement nombreux, qui avaient été modestement  gratifiés par leurs gènes ; Combien de messages ai-je reçus quémandant la taille prétendue spectaculaire de mon petit Jésus (pas de jeu de mots encore une fois) ?

 

Tout ceci devient à la longue lassant, accablant, épuisant, ennuyant, harassant et totalement indisposant.

 

-          Non, le Gay Noir n’a pas toujours la peau douce : Une anecdote personnelle servirait d’illustration adéquate à ce mythe. J’étais fraichement arrivé à Bordeaux, je n’avais comme réel ami de longue date qu’Eric, qui, pour fêter mon installation m’a convié à un apéritif dinatoire auquel était conviés d’autres de ses amis (gays précisons-le).

        En plein apéritif, entre le saucisson et les cornichons, l’un des convives attablé à ma droite, légèrement éméché, me caresse soudainement le bras  (j’avais un polo à manches courtes)  et s’écrie :

- « Wow, c’est fou comme c’est doux » ;

      regard à la fois médusé et amusé de ma part avant que l’ami qui l’accompagnait commente avec la légèreté la plus lapidaire:

- « oh mais c’est normal, les blacks ont tous une peau de dingue ; je suis bien placé pour le savoir car mon ex (avec lequel il était resté 3 semaines…) était antillais. Ouais, ouais je sais ».

No comment.

 

-          Non, le Gay Noir ne vit pas toujours de l’autre côté du périphérique et ne vient pas sur Paris que les weekends lorsque sa carte Navigo est dézonée : Une autre anecdote s’impose. A Paris cette fois – ci, je faisais acte de présence dans un dîner chic dont l’hôte était une vague connaissance ; acte de présence seulement car je m’y ennuyais à mourir, la seule motivation m’ayant conduit à assister étant le caviar Iranien et les Bouteilles de Mumm qui y été annoncés (oui je sais aussi être opportuniste).

         Totalement excentré du groupe,  et perdu dans mes réflexions personnelles, jusqu’à ce qu’une discussion ayant pour thématique les homos de banlieue ne fut mise sur la table, ce qui laissa à chacun la possibilité de mettre son petit grain de sel : « Oh moi je suis sorti avec un sénégalais, je vous dis pas ! j’étais las de faire 2h de RER pour le voir tous les weekends » ; à un autre de renchérir  « Ah ne te plains pas, toi au moins sa banlieue était desservie par le RER, je devais y rajouter une course de taxi moi ! ».

 

          Ces remarques sanglantes sonnant à mes oreilles comme  actes de défiance personnelle,  sur le ton le plus monotone et le plus métallique, j’intervins :

- « euh, je vous rappelle juste qu’au cas où vous l’auriez oublié que je suis coloré et dites-moi si j’ai Alzheimer, mais je ne me souviens pas habiter dans le fin fond du 93, dans des contrées si exotiques où pour le faut se mettre sur les pointes des pieds pour en voir les stations de RER sur une carte RATP. J’habite et j’ai toujours habité, et sans prétention aucune, un des plus  bourgeois arrondissements de Paris ».

         La réponse, noyée dans les rires des convives fut sanguinaire : « Oui mais toi t’es un bounty mon Dorian chéri ». Pour ce qui ignorent ce que c’est qu’un bounty, remplacez les couches de couleurs composant la barre chocolatée du même nom par les couleurs de peau inhérentes et vous comprendrez assez vite ; Bounty est en effet le très mignon qualificatif dont sont revêtus les personnes noires bien intégrées, si bien intégrées qu’elles n’ont de noire que l’enveloppe charnelle. Le bounty est au noir ce que le jambon beurre est à l’arabe et ce que le maki-saumon est à l’asiatique. Well, la bouteille de Mumm fut bien amère...

 

-          Non, le Gay Noir n’est pas toujours actif : et j’en suis la preuve vivante. En parcourant quelques annonces de quelques sites de rencontre, je n’ai pas pu m’empêcher de constater que celles qui avait pour public  des noirs étaient toujours accompagnées, dans la description des attentes de leurs auteurs, de deux adjectifs récurrents : macho et viril.

         A cela il faut y ajouter des statistiques éloquentes : sur 35 annonces que j’ai pu lire, 29 mentionnaient la recherche d’un noir actif, contre 6 seulement pour un noir passif…

 

         N’avons-nous pas de public nous les colorés passifs ? Sommes-nous des anti-fantasmes ?

         Lorsque je me remémore des dizaines, voire des centaines de messages que j’ai pu recevoir sur ces mêmes sites, me demandant quel type d’actif j’étais et quelles étaient mes performances alors même que j’avais pris le soin de préciser tangiblement mes préférences, les réponses aux précédentes questions seraient plutôt affirmatives.

 

         J’ai eu le loisir d’en discuter avec quelques autres amis noirs eux-mêmes passifs et nous sommes arrivés avec ironie aux mêmes conclusions : une grande majorité des sollicitations que nous recevons viennent de caucasiens d’un certain âge, ou au mieux (ou au pire selon l’appréciation) d’autres gays colorés, qui après moult précautions (il faut rester « scred entre frères » disent-ils) et après avoir affirmé plus d’une dizaine de fois leur présumée bisexualité, arguent que tout cela n’ira pas plus loin que quelques coups de reins dans une cave du 93 (prononcez 9-3 wesh). Charmant…

 

 

-          Non, le Gay Noir n’enchaîne pas toujours les CDD au KFC, il lui arrive aussi de faire des études supérieures  et d’avoir un minimum de culture: petit aveu personnel : j’ai un faible pour les dandys des temps modernes ; donnez-moi un zeste de Fred Astaire, un soupçon de James Dean et une pincée de Ryan Gosling et vous obtenez le cocktail de ma mort d’amour. Qu’est-ce que j’entends par Dandy ? Un garçon mêlant raffinement et culture, sensibilité et passions d’élite, charisme et goût du beau, virilité et once de féminité, bonne éducation et mondanités. Et il s’avère que j’ai toujours eu beaucoup de mal avec les garçons qui emplissait ne serait-ce que partiellement ces critères (non exclusifs et impératifs), qui pour la plupart étaient caucasiens.

 

            Pourquoi ? Désintérêt total envers ma personne de prime abord. S’arrêtant à mon enveloppe charnelle bronzée, le présupposé était que je ne  pouvais de facto représenter un quelconque intérêt intellectuel,  cela étant bien sûr finement et subtilement annoncé. Et ce n’était que lorsque je m’exprimais en retour, armé de ma plus belle éloquence et de ma modeste culture, que, comme par enchantement, les réactions muaient tantôt en quasi-stupéfaction, tantôt en curiosité malsaine : je passais pour un OVNI.

 

             Ayant eu, et j’en ai pleine conscience, le privilège de fréquenter quelques institutions universitaires et hautes écoles les plus prestigieuses de ce pays, je l’affirme avec la certitude la plus complète : des homos noirs médecins, avocats, ingénieurs, chefs d’entreprise, professeurs émérites, hauts fonctionnaires, diplomates, ne sont pas des chimères.

 

            Il faut juste apprendre à ouvrir les yeux et l’esprit, avant d’enfiler son jockstrap ou son cockring.

 

-          Non, le Gay Noir n’est pas toujours synonyme d’exotisme : sauf si vous considérez par exemple que manger un hachis Parmentier bien franchouillard avec des baguettes chinoises est le comble de l’exotisme, hypothèse dans laquelle je vous inviterais à penser sérieusement à voyager un peu pour votre bien et celui de votre ouverture d’esprit.

          Pour beaucoup, dès que l’on prononce le mot « black », leur imaginaire leur fait miroiter guerriers massais et vastes savanes Africaines, plages de Gorée et muscles ébène saillants sous le soleil sans pitié de la terre mère, tam-tams et danses envoûtantes.

          Combien de fois ai-je moi-même reçu des messages, sur ce même site de rencontre (à qui je fais finalement tellement de publicité), me demandant, en partant du présupposé « logique » que peau noire = immigrant/étranger = Africain = mange bananes et peû pa bien parlet franssais, de quel pays je venais et ce que je faisais en France ?

          Et combien d’autres fois ai-je été témoin de quêtes quasi-obsessionnelles de peau ébène car « ca réchauffe de soleil en ces temps hivernaux ».

 

          Well, si le 16ème arrondissement de Paris est une terre du soleil et que mes quelques voyages en Amérique Latine et au Maghreb font de moi un être exotique et venu d’ailleurs, et bien je veux bien me rallier à l’imagerie populaire.

 

 

          Comment, ne pas finir cet article chers lecteurs par une petite blague dénichée sur … un forum gay il y’a quelques jours ?  Je vais donc vous quitter sur cette note humoristique et aller me préparer mes bananes flambées au curry en caressant lubriquement mon énorme verge à la peau douce qui dépasse de mes dessous, charger ma carte navigo jusqu’à la zone 5, chercher sur un chat avec quel passif soumis je vais passer la nuit, et penser à aller déposer demain quelques CV au Starbucks de Saint Denis.

 

 

Deux prisonniers, un noir et un blanc, attendent leur verdict dans leur cellule. 
Le verdict tombe : 20 ans de trou!  Ils s'entendent pour éventuellement se satisfaire mutuellement, sexuellement  parlant. Autant donc commencer le soir même. Ils décident de choisir à pile ou 
face, chaque soir. C'est le blanc qui gagne: 
Le noir fait la femme et se met en position. Il se tourne donc, et voit le blanc 
qui s'astique le sexe avec un liquide gras et blanc. Il lui demande ce que 
c'est... 
Le blanc répond que c'est de la vaseline, comme ça, 'il aura moins mal au 
cul...'. 
Le soir d'après et pendant 10 jours, le blanc gagne, et la scène se reproduit à 
chaque fois de la même façon.  Puis un soir, ce qui devait arriver, arriva, et le noir gagne le toss. Le blanc  accepte, et se met en position. Il se retourne soudainement, et voit le noir qui 
s'astique avec une substance grasse et verte. Il lui demande également ce que 
c'est. 
L'autre lui répond:  'C'est du Vicks, comme ça tu auras moins mal à la gorge !!!' 

 

 

 

 

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Autobiographie en 3 temps: Épilogue (enfin, si on veut...)

Publié le par Dorian Gay

 

Bordeaux - Eté 2010 : Il était beau quand il dormait près de moi, sa peau était douce, son corps protecteur, son parfum emplissait les draps, qu’est-ce qu’il était beau…

J’aimais, pendant qu’il dormait, du bout de mes doigts frôler l’ossature de son visage, ses cils, ses lèvres, passer ma main sur son torse, y caler ma tête et percevoir sa respiration et les battements de son cœur. Il m’a sauvé. Je l’aimais mon Antoine.

 

Petit flashback encore une fois…

Paris - Printemps 2010. Apprécié, je crois que je l’étais, désiré très certainement, satisfait de cette superficialité, non je ne crois pas. J’étais las, fatigué de courir après des chimères, de ce milieu Parisien cultivant la superficialité à son paroxysme. Epuisé de porter des masques, de jouer un rôle, ereinté d’être qui je ne suis pas ou du moins qui je n’étais plus ou ne voulait plus être. Bassiné de voir les mêmes têtes, assister aux mêmes spectacles désolants. Esquinté d’être réduit à un corps et à une belle gueule en dépit de tout ce que je pouvais offrir d’autre ; à vrai dire qui se préoccupait de savoir ce que je pouvais offrir d’autre ? Bassiné de l’hypocrisie ambiante, du sectarisme perfide. Ennuyé des schémas et modèles préétablis : jeunisme à outrance, sexe à profusion, amis-kleenex, relations éphémères, culture limitée à quelques albums d’électro et à la fashion week.

Je n’avais que 19 ans, mais j’avais la certitude que je ne voulais pas passer les 60 qui me restaient à vivre dans de tels abysses, noyé dans un monde tellement illusoire. Je n’aspirais pas à ce qui, à mon sens, n’était pas bien vivre, mais s’en donner l’impression. L’opportunité inespérée de finir mes études de Droit à Bordeaux, tombait à point nommé : ce milieu que j’avais jadis tant aimé, m’aimait tant en retour qu’il m’étouffait ; je devais m’évader pendant quelques temps.

 

Installation discrète à Bordeaux, redéfinition de mes priorités, « cure de désintoxication » : tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je m’étais éloigné de tout ce qui de près ou de loin pouvait émaner du milieu : soirées, sites de rencontre, évènements en tout genre ; et je ne m’en portais que mieux, je goutais enfin aux joies d’une vie simple et rangée, ponctuée de quelques plaisirs culturels, de ballades entre nouveaux amis, de déjeuners sur les quais de la Garonne : je me redécouvrais.

 

La fin de l’été s’amorçait et l’automne guettait, c’est le moment généralement choisi par les étudiants de tous azimuts pour profiter des derniers rayons du soleil en organisant moult soirées et beuveries.  Celle du 7 septembre 2010, ayant pour hôte une excellente amie, fut particulière, car il était là, de l’autre côté de la table à laquelle j’étais, désigné comme mon partenaire de Monopoly, celui qui me sortira définitivement du gouffre dans lequel j’étais : Antoine.

 

Grand garçon châtain aux yeux verts, finissant ses d’études de médecine, il avait ce regard commun aux personnes fondamentalement bonnes, ce type de regard miséricordieux, plein de compassion et d'empathie auquel nul ne pouvait résister. Il sentait bon, ses mains que j’ai pu frôler quelques fois au cours de la soirée étaient d’une douceur infinie. Dorian amoureux pour la première fois ?

 

Si des pensées persistantes et l’impression d’avoir des papillons dans le ventre lorsque je pensais à lui et l’obsession née de l’attente récurrente de ses textos quotidiens sont symptomatiques d’amour, alors, oui votre honneur, je plaide coupable.

J’avais auparavant rencontré des centaines de garçons sur Paris, mais lui était fondamentalement différent. Il avait ce côté « entier » intact, cette innocence propre aux enfants, cette fraicheur, cet humour qui m’étaient encore étrangers. L’impression, très vite, qu’on se donne entièrement et sincèrement à vous ; l’impression que vous comptez particulièrement et quotidiennement dans la vie d’un autre être humain.  L’on se croirait après cette description presque idyllique sortant d'un mauvais remake de Coup de Foudre à Nothinghill ou Love Actually, il n’en est rien.

 

Les deux exquises années qui suivirent ont certes un fort intérêt personnel, mais pour vous chers lecteurs, n’ont aucune importance si ce qu’All Good Things Come To An End comme chantait mélancoliquement Nelly Furtado, et qu’un retour à Paris s’imposait, pour des raisons professionnelles, nouvellement Avocat, après ces deux années passées à Bordeaux. Un retour, fondamentalement différent, armé d’une maturité consolidée, de projets, et d’un regard neuf et assaini sur mon passé, sur mes aspirations.

 

Je retrouve sans nostalgie aucune et avec un détachement non contenu ces rues pavées du Marais, ces bars de la rue des archives, ces amis qui ne m’avaient pas tant manqué que cela : rien n’a changé, comme si le temps était figé dans le 4ème arrondissement (vous me direz en passant, que vu le nombre d’injectés au botox au Km² aux alentours, qu’il est normal d’avoir ce ressenti – passons). I’m far far away from you babe.

 

Et me voici donc, ce soir de début janvier, Mac Book sur les genoux, thé au jasmin fumant sur la table du salon, m’attelant à finir de mettre par écrit la fin de cet exercice, repensant à toutes ces choses personnelles que je vous ai crûment livré, essayant désespérément de trouver un mot de fin, une conclusion pertinente mais rien… et là soudainement, éclair,  je me dis « merde, c’est normal de ne pas avoir de mot de conclusion, la fin est encore loin, ma vie ne débute que maintenant… ».

 

 

 

 

 

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